Depuis 150 ans, les Scop et leur mouvement sont un terreau d’innovation sociale et managériale Depuis 150 ans, les Scop et leur mouvement sont un terreau d’innovation sociale. La traduction la plus connue de cette innovation : l’inscription dans la loi de l’obligation de verser de la participation aux bénéfices aux salariés. Cette ordonnance, votée en 1967, résulte de la forte volonté du général de Gaulle de réconcilier le monde du capital et celui du travail. Peu écouté dans son camp, le général de Gaulle a su se faire conseiller par le mouvement coopératif pour mettre en œuvre cette ordonnance qui, près de 40 ans après, n’est pas encore une réalité concrète dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés où elle est censée s’appliquer. Les Scop, elles, organisent par nature le versement de la participation à leurs salariés, associés ou non de la coopérative. Alors que 3% seulement des PME de moins de 50 salariés - non soumises à obligation de participation – versent de la participation, les Scop, elles, sont 98% à le faire. De nouvelles formes de coopératives en réponse aux besoins de la société Autre domaine d’innovation : le développement de nouvelles formes de coopératives pour répondre aux nouveaux enjeux de société. Ainsi, les coopératives d’activité et d’emploi (CAE) sont des Scop qui accueillent et accompagnent les personnes qui veulent tester un projet de création d’entreprise pour se créer leur propre emploi. Elles hébergent juridiquement ces entrepreneurs qui n’ont donc pas besoin de s’immatriculer, assurent la gestion de leur facturation et de leurs formalités administratives, leur signent un contrat en CDI, les accompagnent et les forment aux responsabilités gestionnaires et entrepreneuriales, assurent des échanges et rencontres avec d’autres entrepreneurs et enfin, leur assurent de récupérer leurs droits sociaux si leur projet échoue. Les CAE sont ainsi une réponse positive à l’emploi et à l’accompagnement de l’initiative économique. Autre forme de coopérative nouvelle : les Scic, ou sociétés coopératives d’intérêt collectif. Conscientes depuis plus de dix ans des enjeux du développement local, de l’émergence de nouveaux besoins sociaux sur les territoires, notamment en matière d’éducation, services aux personnes, santé ou environnement, les Scop ont voté lors de leur congrès 1997 la nécessité de promouvoir de nouvelles formes de coopératives qui associent au plus près tous les acteurs d’un territoire donné.Le Mouvement Scop apporte aussi bien d’autres innovations : parcours de formation orientés spécifiquement vers la pratique de la vie coopérative et du management coopératif, plan d’épargne salariale avec placements des fonds orientés en retour vers les Scop et vers les sociétés non cotées respectant des critères de responsabilité sociale et environnementale, etc. Extrait du site :
http://www.scop.coop/ Extrait d'une lettre de P Lenanker, Président de la Confédération Générale des Scop La scop : " ...C’est la mise en œuvre de la dynamique participative et du travail collectif partagé au service de l’émancipation professionnelle des personnes. C’est permettre à des salariés qui veulent travailler ensemble d’être pleinement impliqués dans l’entreprise pour laquelle ils travaillent et de partager ensemble les grandes décisions. Ce projet coopératif qui permet au capital d’être au service des personnes, cette approche aboutie du management participatif, le mouvement Scop l’expérimente et le développe depuis 170 ans et a fait ses preuves. Considérées comme totalement utopistes jusqu’il y a peu, les Scop sont non seulement toujours là, mais elles sont chaque année plus nombreuses et leur réussite économique démontre que l’implication des salariés dans l’entreprise n’est pas qu’une ambition sociale, c’est aussi un levier de performance économique...]
L'entrepreneuriat salarié : une posture alternative En devenant entrepreneur salarié d'une CAE comme Antigone, chaque homme et chaque femme est librement responsable de ses compétences, de ses talents et de sa puissance de travail pour construire son offre, son portefeuille clients et ses revenus. En investissant dans la coopérative, l'Entrepreneur devient Associé et décide de pérenniser son emploi, de participer à la gouvernance de l'entreprise, et créé une forme alternative d'entrepreneuriat.
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